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Nvidia et Intel révèlent la collaboration Serpent Lake : vers une nouvelle génération de puces intégrées

  • Photo du rédacteur: ARKTechNews
    ARKTechNews
  • 4 janv.
  • 3 min de lecture

Une collaboration stratégique majeure entre NVIDIA et Intel, déjà officialisée en septembre 2025 par un investissement croisé de plusieurs milliards de dollars, commence à se concrétiser avec la révélation du projet de puce codée Serpent Lake : un processeur x86 collaboratif intégrant des éléments CPU d’Intel et des GPU avancés de NVIDIA. Ce développement représente un tournant dans la manière dont les deux géants du semi-conducteur abordent l’intégration CPU-GPU, et il pourrait redéfinir la compétitivité sur plusieurs segments, du PC haut de gamme aux solutions AI embarquées.


Serpent Lake : un APU hybride pour concurrencer les “super APU”

D’après les fuites techniques et les analyses de sources spécialisées, Serpent Lake ne serait pas une simple combinaison de composants séparés, mais plutôt un APU (Accelerated Processing Unit) réellement intégré : le CPU serait basé sur l’architecture Titan Lake d’Intel (successeur de Nova Lake), tandis que le GPU exploiterait une version de l’architecture NVIDIA Rubin, la future génération de GPU RTX après Blackwell. Ce rapprochement permettrait non seulement d’offrir des performances CPU + GPU coordonnées, mais aussi de disposer de capacités graphiques de très haut niveau et d’accélération IA directement sur une seule puce. Serpent Lake devrait reposer sur un support mémoire LPDDR6 à très large bande passante (jusqu’à 16 canaux) pour éviter les goulots d’étranglement traditionnels, ce qui est particulièrement pertinent pour les jeux, le calcul graphique et les workloads IA intensifs. Ce positionnement le place en concurrence directe avec des solutions comme AMD Strix Halo ou Medusa Halo, les APU haut de gamme de la concurrence.

Nvidia et Intel révèlent la collaboration Serpent Lake : vers une nouvelle génération de puces intégrées

Contexte stratégique et partenariat Nvidia-Intel

La collaboration fait suite à un investissement de 5 milliards de dollars de NVIDIA dans Intel, officialisé en septembre 2025, qui s’accompagne d’un partenariat pluri-générationnel visant à co-développer des plates-formes matérielles intégrées pour le AI, les serveurs data center et les systèmes PC avancés. Dans ce cadre, les deux entreprises ont indiqué vouloir utiliser NVLink (l’interconnexion haute bande passante de NVIDIA) pour relier les CPU x86 d’Intel et les GPU RTX, créant une autre alternative aux architectures classiques CPU + GPU séparées. L’accord a également reçu l’approbation des autorités antitrust américaines, éliminant un obstacle juridique majeur et renforçant la légitimité du partenariat dans une industrie très régulée.


Ce que Serpent Lake pourrait changer pour le marché

Si les fuites se confirment, Serpent Lake pourrait représenter une nouvelle catégorie de puces hybrides qui allient la puissance des CPU x86 à la capacité GPU de NVIDIA, avec des avantages potentiels sur l’efficacité énergétique, l’accélération IA et les performances graphiques dans les notebooks, mini-PC et peut-être certains serveurs légers. Cette approche offre des voies de différenciation par rapport aux solutions traditionnelles CPU + GPU séparées, en réduisant la latence entre processeur et accélérateur graphique tout en exploitant des technologies de mémoire à très haut débit. Cela pourrait également intensifier la concurrence avec AMD, dont les propres APU hautes performances visent des segments similaires. L’annonce de ce projet a déjà eu des effets sur les marchés financiers : lors de l’annonce initiale du partenariat, les titres d’AMD ont réagi à la hausse de l’appétit des investisseurs pour l’alliance Intel-NVIDIA, tandis que les actions d’Intel et de NVIDIA recevaient un soutien boursier.


Défis et perspectives

Un tel produit ne sera pas sans défis : la complexité d’intégrer des GPU avancés au sein d’une architecture CPU unique exige des innovations dans la chaîne de fabrication (probablement réalisée par des partenaires comme TSMC sous des processus avancés tels que N3P) ainsi que des optimisations logicielles pour tirer pleinement parti des capacités hybrides. De plus, bien que les fuites soient cohérentes d’une source à l’autre, elles restent à confirmer officiellement par les sociétés concernées. Néanmoins, ce projet marque sans conteste une étape stratégique dans une époque où l’intégration CPU-GPU, l’efficacité IA et la performance graphique sont des facteurs clés de différenciation pour les plateformes technologiques du futur.



Sources :

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