L’IA menace trois millions d’emplois peu qualifiés au Royaume-Uni d’ici 2035
- ARKTechNews

- 1 déc. 2025
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Une recherche de la National Foundation for Educational Research (NFER) alerte sur la possibilité que jusqu’à 3 millions d’emplois peu qualifiés au Royaume-Uni disparaissent d’ici 2035 en raison de l’automatisation et de l’intelligence artificielle. Selon cette étude, les métiers les plus à risque sont ceux liés aux métiers manuels, à l’exploitation de machines et aux travaux administratifs.
Des pertes massives malgré un marché du travail global en croissance
L’étude de la NFER projette que l’économie britannique pourrait ajouter 2,3 millions d’emplois d’ici 2035, mais ces créations devraient être majoritairement concentrées dans les rôles professionnels et très qualifiés. En revanche, les emplois peu qualifiés subiraient un recul important, aggravant potentiellement les inégalités sociales et professionnelles.

Des freins à la reconversion des travailleurs
Un des points soulevés par la NFER concerne la difficulté pour les travailleurs peu qualifiés de se reconvertir. La formation, les compétences requises et les barrières à l’apprentissage pourraient limiter leur capacité à retrouver un emploi dans un contexte de montée en puissance de l’IA. Ce phénomène pourrait creuser un “gap” entre les perdants et les gagnants de la transition numérique.
Risque de polarisation du marché du travail
Les résultats de cette recherche sont significatifs : la disparition potentielle d’un grand nombre de postes peu qualifiés peut renforcer la polarisation du marché du travail. Les métiers qui demandent peu de compétences formelles sont exposés à l’automatisation, tandis que les professions qualifiées continuent de prospérer. Cette dynamique pourrait entraîner une transformation structurelle durable du monde du travail britannique.
Des limites dans les projections
Même si les pertes annoncées sont préoccupantes, certains commentateurs invitent à la prudence. Le scénario de la NFER est basé sur des modélisations futures : l’ampleur réelle des suppressions d’emplois dépendra de plusieurs variables, comme les politiques publiques d’accompagnement, les investissements dans la formation, et la vitesse d’adoption de l’IA par les entreprises.
Vers une réflexion sur l’éducation et la formation
Face à ces perspectives, il semble urgent de repenser les stratégies de formation et d’éducation. Pour limiter l’impact social, il faudra sans doute renforcer les programmes de reconversion, développer des compétences “IA-complémentaires” (soft skills, numérique) et adapter les politiques sociales aux réalités d’un marché du travail transformé par l’automatisation.
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