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Eric Schmidt met en garde contre la domination des modèles d’IA open-source chinois

  • Photo du rédacteur: ARKTechNews
    ARKTechNews
  • 18 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Dans un récent épisode de son podcast « Moonshots », Eric Schmidt a déclaré qu’il est « inquiet que la plupart des gouvernements finissent par utiliser les modèles d’IA chinois simplement parce qu’ils sont gratuits ». Il met en évidence un paradoxe : aux États‑Unis, les modèles d’IA les plus puissants sont majoritairement fermés (« closed‑source ») et souvent coûteux, tandis qu’en Chine, les modèles équivalents sont open‑source, librement accessibles. « Le problème géopolitique, bien évidemment, est que l’open‑source est gratuit et les modèles fermés ne le sont pas », a‑t‑il ajouté. Schmidt ajoute que pour « la grande majorité des gouvernements et des pays qui n’ont pas les moyens que possède l’Occident », il est plus probable qu’ils « normalisent les modèles chinois non pas parce qu’ils sont meilleurs, mais parce qu’ils sont gratuits ».


Une fracture entre open‑source et modèles propriétaires avec des conséquences géopolitiques

Schmidt place au cœur de sa réflexion la différence stratégique entre deux approches. D’un côté, l’Occident privilégie des modèles d’IA propriétaires, fermés, sous licence payante et contrôlés ; de l’autre, la Chine mise sur l’open‑source (code, poids, données d’entraînement souvent accessibles) ce qui favorise une diffusion plus large et économique. Il souligne que cette dynamique pourrait devenir un fossé géopolitique majeur dans la course mondiale à l’IA, car « si nous ne faisons rien, la Chine deviendra finalement le leader de l’open‑source et le reste du monde sera fermé ». Au-delà de l’aspect technologique, Schmidt évoque aussi la notion de « IA souveraine » : il prévient qu’un pays dépendant de modèles externes voire étrangers perd en autonomie, en contrôle de ses données, et peut se retrouver dans une position de dépendance technologique durable.

Eric Schmidt met en garde contre la domination des modèles d’IA open-source chinois

Impacts pour l’éducation, la recherche et l’innovation

Schmidt avertit que cette orientation pourrait avoir des effets négatifs sur la recherche universitaire et l’innovation scientifique dans les pays occidentaux. En effet, si l’accès aux meilleurs modèles reste payant et fermé, les universités, les centres de recherche ou des pays moins dotés pourraient en être exclus, ce qui limite leur capacité à innover. Il affirme que la diffusion et l’adhésion à un modèle sont aujourd’hui tout aussi importantes, sinon plus, que la qualité intrinsèque du modèle. Autrement dit, la capacité à être adopté et utilisé largement peut devenir un avantage stratégique plus déterminant que les performances purement techniques.


Enjeux et défis à venir

L’analyse de Schmidt pose plusieurs défis majeurs pour les années à venir. Le premier est technologique : comment l’Occident peut‑il combiner innovation, ouverture et accessibilité tout en préservant la sécurité, la propriété intellectuelle et les revenus pour les entreprises. Le second est géopolitique : la diffusion mondiale des technologies chinoises pourrait redessiner les cartes de l’influence technologique et renforcer la dépendance de certains pays. Le troisième est sociétal : les choix en matière d’IA impacteront la souveraineté numérique, l’éducation, la recherche, et potentiellement la capacité des nations à décider de leur destin technologique.



Sources :

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